Mercredi 16 juillet 2008

Ca y est, après presque 4 mois, nous voilà de retour.

 

La remontée s'est faite le long de la cote portugaise et espagnole, face au vent !

On fait une escale sur Porto avec une arrivée au petit matin, dans le brouillard.
On poursuit par Bayona (Espagne) puis une dernière escale à… La Corogne ! Et oui.

 

La cote française est aperçue le samedi soir… Enfin aperçue, disons que la lumière du phare des Baleineaux de l'île de Ré est visible !

 

Piem et moi laissons le quart à Côme et Eloi qui passe l'écluse du canal de Marans (au nord de La Rochelle) vers 7h. Le bateau avance doucement le long du canal avec le génois lourd pour seul moteur, ça a un petit coté paradisiaque !

 

On retrouve Fleur, Guillaume et Clémence (grande sœur, beau-frère et petite sœur de Côme et Eloi) sur le quai. On passera les deux jours suivants chez eux (encore merci) et sur le bateau à ranger et nettoyer.

 

Ca y est, après presque 4 mois, nous voilà de retour.

 

Gascogne, tu ne nous fais pas peur… Enfin, pas tout le temps ! ^^

 

Une page se tourne.

 

Merci à tous.

Par MAT
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Jeudi 26 juin 2008

Merci à…

  • Aux copropriétaires du bateau pour… Le bateau bien entendu.
  • A JC et Gwen pour les bières, le rhum, les pizzas et les pattes carbo', les douches, les lits, les croissants, la voiture, Internet, les lycras, la chaufferette à main et… la compet' de Wii (j'espère que j'en ai pas oublié).
  • A Gaëlle pour le pain du matin (posée de façon très délicate sur le pont) et la bouteille de Clairette.
  • A Posto pour internet.
  • A toute l'équipe du CNCM pour les conseils et prêts de matériels.
  • A Jeanne pour la vaisselle (il est a préciser que les bols en bakélite supportent mal le chaud), les bouillons cubes bio, la caisse de bières grenobloises, la bougie, le soutien pour la préparation.
  • A Antoine pour le rhum (du Damoiseau s'il vous plait).
  • A Marie pour les mercredi et jeudi soir, le wazabi, la sauce sojas.
  • A Antoine et Marie pour les squattages multiples de Piem
  • A Jeanne, Marie, Antoine, Elodie, JC et Gwen, Ronan et moi meme (c'est pos qui c'est) pour la super cocotte-minute (desole pour l'oubli ^^).
  • A Gildas pour les bières, le vin et le pâté Henaff (BZH Power).
  • A Delphine pour sa casserole qui accroche un peu.
  • A Loulou du Santa Lucia pour le whisky et la copie de l'Imray sur le Maroc.
  • A Adeline et Erwan du plan Cornu pour les infos dur Lisbonne, le tableau de Lisbonne et la pompe à gasoil.
  • A Daniel du Goyave pour les cornes de gazelle.
  • A Julie pour le thé, l'eau de javel, la bière et le parmesan (les deux deniers étant rester bloqués à l'aéroport par la douane).
  • A Ferdinand pour la balancine et le hale bas de GV, les rations de survie.
  • A la toute l'équipe de la DEN pour le GPS.
  • A Alain pour le matériel de pêche.
  • A Micheline et Alain pour le déplacement express à Morgat.
  • A Magalie pour le dictionnaire franco-portugais.
  • A Boris Vian, Georges Orwell et Oscar Wild pour leurs écrits.
  • A Imray… non je blague…
Par Avel Mor Crew
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Jeudi 26 juin 2008

Préambule : descriptif de la situation météo de cette longue nav' qui paraîtra sans doute ennuyeux pour certains…

 

Une phrase lapidaire dans le guide Imray décrit parfaitement les conditions pour rallier Lisbonne depuis Madère : "la route s'effectue souvent contre le vent et le courant"… ça laisse totalement rêveur. Il y a 520 miles et avec une base 55 miles en 24h, notre moyenne sur les 2 premiers jours entre La Palma et Madère, ça veut dire 9-10 jours de près… Sympathique…

 

Mardi soir, notre voisin Thomas, qui attend depuis trois semaines une bonne fenêtre météo, est venu nous annoncer qu'il y avait une bonne fenêtre en approche. Discussions, étude du fichier météo, discussions, réflexions, discussions… bon ok, on finit par se décider à attraper cette foutue fenêtre météo : départ jeudi dans la matinée.

 

Petite description: une bascule d'ouest est annoncée dans la journée du 14 juin à 200 miles au nord de Madère et elle doit durer 3 jours avant que les vents ne reviennent de secteur nord. L'idée est simple on profite des calmes et de l'absence de houle pour remonter plein nord au moteur (oui je sais c'est pas le top), on attrape la dite bascule, on continue plein nord toutes voiles dehors et une fois que les alizés portugais se réinstallent plein nord on bifurque à l'est vers le continent. Objectif, remonter le plus haut possible, si ça se passe pas comme prévue ça sera le Cap Saint Vincent au sud du Portugal, sinon Lisbonne, voire encore plus nord si c'est jouable.

 

Départ, Jeudi 12 en début d'après midi (bin oui, on avait dis le plutôt possible…). Pas de vent donc moteur… on passe à proximité de Porto Santo dans la nuit et à la voile puis les 36h qui suivent vous être assez simple, moteur + pilote + lecture. On s'économise, histoire de ne pas se fatiguer trop vite… On profite du calme et de la liberté, il fait beau, il fait bon, la mer est bleue et on est bien dessus comme dirait Moitessier. Je dois avouer qu'il m'est rarement arriver de lire autant que c'est journée là. Doucement, le vent revient comme prévus par l'ouest le samedi. Ça tombe bien parce que Météo France est en grève jusqu'au mardi, donc niveau météo on a juste droit aux avis de grand frais pour la zone atlantique.

 

On profite de ce flux d'ouest pour remonter le plus nord possible, avec le temps le ciel se couvre et le vent fraîchit légèrement mais ça reste très maniable. On avance bien et on allonge 2 jours à  la voile et à plus de 100 miles jour sans se fatiguer. En revanche, la nuit du dimanche à lundi se fait au près 3 ris + foc avec une nuit sans lune ni étoile, dans un bon gros clapot donc peu maniable et un bateau qui tape régulièrement. Bilan, humide et pas franchement reposant. Et le lendemain, on a droit à une bonne journée plombée, un horizon bien gris avec de bon gros nuage, un peu de pluie, ça nous change du début…

 




Mardi comme la grève à Météo France est finie, on se dit qu'on va pouvoir écouter la météo sur RFI, et puis "tiens c'est bizarre pas d'info sur RFI aujourd'hui" et bien oui c'était jour de grève à Radio France… la musique n'était pas terrible et meme si nous n'avons pas pu avoir les resultats de l'equipe France contre l'Italie (grosse deception avec piem), nous avons quand même pu avoir la météo tant souhaitée.

 




Apres avoir fait de timides percées le mardi, le soleil revient franchement le mercredi et avec lui le sentiment d'être tout proche et une douce euphorie s'installe. Cette traversée se terminera à Peniche (au Nord de Lisbonne) dans la nuit de mercredi à jeudi après plus de 600 miles et 6 jours 12 heures de mer.

Par Come
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Lundi 23 juin 2008

Dimanche 8 juin, il fait nuit et le moteur tourne toujours lorsque PE vient me réveiller après son long quart. Madère est là, illuminée, à peine à 20 miles. Les dauphins accompagnent le bateau sur un mile puis disparaissent. Je réduis le régime moteur lorsque la lumière du soleil commence à être présente : si on peut se trouver une place dans le port de Funchal sans le projecteur, ça serait pas mal.


On s'amarre au quai d'attente qui est accessoirement le quai "essence". Il est à peine 7h et l'on fait le tour du port pour trouver quelqu'un, un horaire, voir ou sont les douches, s'il y a des places disponibles car, dixit notre "Bible", notre "fabuleux ouvrage", notre repère universel : NOTRE GUIDE… IMRAY !!! (ça fait mieux avec un peu de mise en scène, de musique… mais bon, ça reste un blog ^^). J'en suis ou… Ha oui donc, disais-je, notre guide Imray signal :

 

"La petite marina […] est presque tout le temps envahie tant par les bateaux locaux que par les visiteurs qui doivent souvent se mettre à couple sur six ou huit rangs…"

 

Bon, ça doit tout de même être folklorique à voir mais heureusement, le mur extérieur ne compte que 5 ou 6 bateaux et donc pas plus de 2 à couple. Le gérant du port nous signale, dans un français peu académique mais sur un ton très sur que l'on doit se mettre à couple. Chose dite, chose faite, dans une splendide manœuvre d'accostage (Côme est au moteur) sur un Oceanis 33. Le propriétaire suédois, Thom, sortira malgré toute la douceur que l'on a pu mettre dans l'approche. Ca reste plutôt sympa quand tu te fais aborder à 7h du mat' de ne pas voir des bourrins arriver sur ton bateau en botte, piétiner lourdement ton pont, muler sur le moteur pour caler le bateau, crier des ordres comme des ânes… On se présente et on cause un peu.

 

Un anglais, George, naviguant sur un ketch acier rouge canadien acheté à l'Aber Wrac'h, nous découvrant au saut du ponton en cirés, nous propose d'ouvrir les douches. Sympa.

 

On comatera jusqu'à 11h avant d'aller remplir les formalités au bureau de la Guardia Nacional Republica (ça doit être les gendarmes portugais).

 

L'île est très sympa. On découvre un peu la ville avec ses rues pavées (pour changer), ses forts et ses drapeaux portugais partout… Partout… Même sur les voitures ! Ca doit être l'effet Euro 2008.

 

Thom, notre voisin, nous demande de ne pas monter avec nos chaussures qui viennent de l'extérieur car il a peur d'amener des œufs de blattes sur son bateau (il y en aurai des millions sur le quai). Il laisse donc ses chaussures, passe de la bombe insecticide sur les amarres, nettoie tout ce qui vient de l'extérieur et déballe tout ce qu'il achète avant de le mettre dans son bateau. Ca ne serait quand même pas de bol si avec tout ça on lui ramène des blattes ^^.

 

Des français sont là aussi, Côme fait connaissance, ils arrivent de La Rochelle, vont en Martinique et eux aussi se sont fait secouer dans le Golfe.

 

Le soir, on va faire un tour et assistons à la cérémonie de la descente du drapeau : militaires en tenue, orchestre, présentation d'arme, marche en levant les genoux avec les bras tout raide… Ca prend des plombes. On se dit que s'ils doivent faire ça pour tous les drapeaux officiels (je vous rappelle qu'il y en a partout), ils ne sont pas couchés !

 

Le lundi, c'est un peu journée éparpillée. On se ballade tous de notre coté et profitons des petites rues de la partie est de Funchal, paisible, typique surtout avec un peu de Cesaria Evora dans les oreilles (^^). Je tombe sur Côme a plusieurs reprises (comme quoi, la ville n'est pas grande… encore que) et on finira par s'arrêter manger du poisson : lui du poisson sabre à la banane et moi de la morue.

 

Mardi, Thom nous dit qu'il y a une fenêtre météo et qu'il va sans doute partir. Il attend sur Madère depuis plusieurs semaines afin de regagner le Portugal continental. On regarde Ugrib et il dit vrai mais bon, on vient d'arriver ! (Pour les détails météo, cf. article "Come-back sur le continent").

 

On se décide à partir jeudi, de peur de rester coincés comme Thom.


Du coup, mercredi, on loue une voiture et on se fait un tour de l'île en commencent par l'ouest avec un arrêt au Cabo Girão (falaises de 580m : "les secondes plus hautes du monde qui se jètent dans la mer") avant de rejoindre Ribeira Brava pour manger un morceau, puis remontée par le milieu de l'île jusqu'à la cotes nord pour rejoindre São Vicente, on longe la cote puis retour vers le sud via les trois plus hauts sommets de Madère. On grimpe sur le Pico de Areeiro (1818m) et sur le Pico de Juncal, quelques photos, un peu de silence et on repart !

 

On profite une dernière fois de la voiture pour faire les courses et faire le plein de gasoil pour le bateau et remettre un peu d'essence dans la voiture. Mauvaise surprise, je mets  de l'essence… la jauge ne monte pas… Je m'arrête.

 

Retour au bateau, on mange et on va boire un verre au bar face au port au milieu des supporters canins (un rotweiller avec un maillot du Portugal et un drapeau dans la gueule).

 

Jeudi matin, jour de départ, je vais rendre la voiture mais la jauge n'est toujours pas a la moitie (seuil que je suis sensé remettre pour la rendre). Je culpabilise et m'étonne de voir la voiture "boire" autant d'essence. Apres une troisième "tournée", la jauge monte d'un coup ! Moche. Donc, attention, les jauges électroniques c'est rentable pour les loueurs… pas pour les clients. La journée commence mal, mais c'est jour de départ ! La suite, racontée par Côme au prochain épisode.

  Le mur du port est recouvert de peintures laissees par les voyageurs au cours des annees. Nous avons donc nous aussi laisse notre trace !

NB : Charly fait encore une apparition sur Madere !


Par MAT
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Lundi 23 juin 2008
4 juin dans l'après midi, ce coup-ci on peut le dire, les Canaries c'est fini…

Direction Funchal, capitale de Madère à 240 miles au nord avec du vent oscillant entre nord et nord-est. Elles sont loin les longues et rapides descentes au portant que l'on a fait pour arriver aux Canaries, maintenant c'est parti pour de très longues remontées au près, dure retour à la réalité des choses…

Cette nav' se fera donc sous le signe de la lenteur et des manœuvres. Du genre : "Tiens le vent monte, on va prendre un ris". On prend le ris. "Tiens le vent tombe on n'a plus qu'a larguer le ris que l'on vient de prendre…" Comme ça tout le temps, des changements en permanence, toutes les demi-heures par moment. Usant... Je pense qu'à force de changement, on a essayé toutes les configurations de voiles possibles et j'avoue que pour la première fois, on a bien regretté le génois sur enrouleur…
Bilan sur les premières 48h, on parcourut à peine ce que l'on faisait en 24h au portant (110 miles), avec un record sur la deuxième nuit, 15 miles en 15h… Et en même temps ça n'est pas vraiment reposant. Alors autant vous dire que le moral n'était pas au plus haut. On essaye de prendre notre mal en patience mais tout ça commence doucement à prendre des allures de long calvaire sans fin.
Pour finir, à 80 miles de l'arrivée, le vent tombe presque complètement, ça se termine donc par du moteur dans un résidu de houle croisée, pas très confortable tout ça. Arrivée à Funchal le dimanche à l'aube, comme quoi, toutes les "bonnes" choses ont une fin.
Par Come
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Jeudi 12 juin 2008
Bon, desole pour le dernier article mais nous sommes quelque peu presses par le temps car nous quittons Madere pour retourner sur le continent europeen. On espere avoir des vents favorables. Vous ne trouverez pas de Charly... Pas le temps ^^

Des que nous touchons terre, nous metterons un article sur la nav' et sur Madere ! En attendant, soyez fideles !
Par Avel Mor Crew
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Jeudi 12 juin 2008

Avec un peu de regret d'être resté si peu, on met les bouts de la Gomera le 30 mai dans l'après midi, en route pour la Palma ultime escale de notre périple aux Canaries.


La nav' se passe sans souci, toute sur un bord, au près, la nuit est belle rien de spécial, à part une manœuvre d'évitement d'un cargo au mouillage (il faut préciser qu'il avait gardé ses feux de navigation et que ses feux de mouillages se confondaient avec la lumière de la ville…). On arrive au petit matin à Santa Cruz de La Palma au Real Club Náutico (où la tenue T-shirt déchiré + tongs n'est pas tout à fait dans le ton) avec accès Wifi et piscine (bon comme il n'a pas fait super beau on s'est baigné qu'une fois dans la piscine d'eau salée). On est sur un petit ponton ou règne la douceur de vivre, quelques bateaux Anglais, Irlandais ou Français sont de passage.


Globalement, on profite de cette escale pour se reposer avant de partir pour Madère (240 miles de près, ça s'annonce long et chiant) et on prépare le bateau (bricole / rangement / entretiens).


Juste à noter que le lundi on est parti faire un tour en bus à Los Llanos de Adriane, petite ville sympathique du centre de l'île avec quelques maisons en style colonial. Ici comme à La Gomera c'est très humide et sur les hauteurs, la forêt est dense.


Au final cette escale sur cette île était agréable, mais comme il n'a pas faite très beau (on a même eu de la pluie et ça faisait longtemps…) elle ne s'est pas présentée sous son meilleur jour.


Par Come
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Mercredi 4 juin 2008

Après le déboire de la veille, le lundi 26 est sous le signe de la réussite et du changement ! (Ca fait très discours politisant, non ?).

Nous voilà arrivés à la Gomera. Pas de difficulté particulière, le port est sympa, on a internet, des douches/toilettes pas trop loin et la ville en elle-même est plutôt sympa. Ce qui frappe lorsque l'on vient de Fuerteventura, du sud de Gran Canaria et de Tenerife, c'est la végétation. Ici, ils connaissent les arbres, les fougères et la mousse, et c'est plutôt cool.

Le soir, on va se faire une vraie pizza, quand je dis "vraie", j'entends qui a du goût et c'est loin d'être évident.

Le lendemain, on va se faire une journée glande/bricolage/promenade dans la ville (encastrée dans une vallée) puis allons faire quelques courses. On s'organise une rando pour le lendemain.

Mercredi 28, on décolle à 11h par bus (pour info et pour les mauvaises langues que j'entends d'ici nous traiter de loques, c'est le premier de la journée) pour le centre de l'île. Une demie heure de route de montagne et on descend près du parc national de Garajonay (Patrimoine Mondial de l'Humanité) et de ses 3948 hectares de forêt.


On grimpe un peu dans la brume humide d'altitude pendant une demie heure mais la plupart du parcours se fera avec un dénivelé négatif (1000m), au grand malheur de mon genou ! La forêt est très dense et diverse. Le chemin est bordé par endroit de clôture en bois et de marches (ça évite aux gens de piétiner partout et ce n'est pas plus mal).

 



On s'arrête manger un morceau sous les attaques incessantes d'un aigle enragé aux serres acérés… ok, j'exagère peut-être "un peu" mais le petit oiseau nous a quand même piqué un morceau de chips !

 

On en profite pour faire un peu de pastel sec.



On descend vers Hermingua dans des paysages vraiment superbes, le long des flancs du "barranco" (lit de torrent assèche), bordé de palmiers, bananiers, boucs… et de pipelines d'eau. On ramasse un peu de menthe sauvage.

 



Le village d'Hermingua est tout petit, très tranquille et le soleil y tape fort. On attend notre bus de 17h. Une bonne journée qui nous laissera quelques souvenirs musculaires.

 



Jeudi 29, on loue une voiture pour faire le tour de l'île par le nord. On commence par Hermingua ou l'on ne s'éternise pas vue que l'on était déjà passé la veille. On passe par Agulo, on monte la petite route qui mène vers Juego de Bolas : une sorte de petit complexe d'information sur la végétation de l'île, ses spécificités, son passé, ses volcans… On fait ensuite une halte à Vallehermoso ou l'on mangera nos sandwichs dans un parc ou des statues de fesses (Arnaud la photo t'est dédiée) et d'autres en forme de… blocs de béton.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



On poursuit sur la route qui est en plein élargissement, donc on slalome entre les pelleteuses et on arrive à Arure, à l'ouest, ou l'on fait une halte d'une heure au Mirador del Santo.


C'est à ce moment où l'on se dit que c'est la plus belle île que l'on ait visitée jusqu'à maintenant.


On descend à Valle Gran Rey : village quelconque avec un port ou les jeune femmes font des baignades forcées en strings ! On retourne au Mirador del Santo pour un coucher de soleil à tomber, avec en fond, l'île de La Palma, notre prochaine et dernière escale canarienne.

 



On rentre sur San Sebastian de nuit avec des images plein la tête. Le départ est pour le lendemain.

 







PS : On a goûté le rhum Canarien, enfin une marque, je ne ferai pas de commentaire… Juste, qu'avec Piem ça nous a rappelé le goût de la vodka Carrefour des soirées péniche… [Côme]

 


PS 2 : On a croisé Charly pendant la randonnée, il était en tenue camouflage ! Et on voit ses petits yeux de chasseur ! [Mat]


Par MAT
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Dimanche 1 juin 2008

Je me permets de remonter l'article car tout le monde ne connait pas encore Charly (mais comment est-ce pottible ?)

La fine équipe de OCEANTRIP, toujours à la pointe du divertissement et afin d'accroître encore (si c'était encore possible) l'intérêt que vous lui portez, a mis en place un GRAND JEU CONCOURS !

 

Le jeu est simple : Trouvez Charly !

Vous connaissez déjà le but du jeu. Le premier à trouver Charly et laisser un commentaire en précisant sa position, gagne une carte postale.

Par Charly
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Dimanche 1 juin 2008

Après une dizaine de jours passés sur Gran Canaria, on quitte notre petit mouillage de Arguineguin en fin d'après midi, direction San Miguel au sud de Tenerife. On longe à la tombée du jour la cote sud de Gran Canaria et ses barres d'immeubles.

On découvre durant la nuit les joies des accélérations canariennes. Petite explication à cause de la hauteur des îles, le vent est canalisé dans certaines zones où il souffle assez violemment. Donc ça nous a value de passer de pas de vent et moteur (la GV battait) à GV+génois lourd puis plus de génois puis GV 2 ris puis ça s'est terminé GV 3 ris et tourmentin ; on a même failli finir sous tourmentin seul... Et le tout en l'espace d'une demie heure... En tout cas, ça nous permet de nous entretenir et de travailler nos manoeuvres…

On a passé deux nuits sur San Miguel, au pied du mont Teide, le point culminant de l'Espagne avec 3700m et des poussières, dans une ville faite de golfs, de résidences pour golfeurs et sans habitant... Il y a malgré tout un petit bar tranquille, le FRIENDS bar, avec un "happy hours" très bien et même un buffet le deuxième soir pour célébrer son 7ieme anniversaire (bon j'avoue on a un peu fait les pique-assiettes…).

Nous voulions ensuite aller directement sur la Gomera (l'île suivante), mais comme il y avait un peu d'air, on a décidé d'aller simplement au mouillage d'après, à Las Galletas. Finalement il y a une marina construite à la place du dit mouillage (merci l'Imray et ses mises à jours…).

 

Lendemain, départ pas trop tard pour San Sebastian sur La Gomera, la journée s'annonce radieuse, grand soleil un peu de vent, puis le vent fini par tomber donc moteur…

Là on a eu un remake de la nuit précédant San Miguel, le vent est monté d'un coup et on s'est retrouvé au près 3 ris+tourmentin dans une mer qui devenait, avec le temps, de plus en plus clapoteuse. (L'intérieur est sans dessus dessous)…

 

On se déroute vers le mouillage de Los Christianos sur Tenerife. Une fois arrivé sur place, la zone conseillée (dans l'Imray…) pour mouiller est devenue une zone de baignade, on cherche un autre endroit, on s'approche du quai et la police portuaire arrive en quad pour nous donner la zone où l'on sera toléré pour une nuit… Ce n'est vraiment pas top abrité, on se décide donc pour Puerto Colon à quelques miles au nord.

 

On arrive sur place en fin d'aprèm', on se met sur le quai de la station service en quête de renseignements pour savoir où l'on peut se mettre. On fini par trouver un gardien qui, après avoir voulu qu'on se barre (la marina est privée), nous tolère sur le quai de la station jusqu'à 7h du mat', et après quelque soit le temps on se casse…

 

Le soir, c'est sortie en ville histoire de voir à quoi ça ressemble… ce n'est pas très compliqué, c'est une ville tout entière dédiée aux joies du tourisme, plein d'activités en tout genre, garde de gamins sur la plage, jeux dans l'eau ou sur la plage (transats et parasols payant), sortie sur l'eau, visite des fonds marins dans de drôle de scaphandre et j'en passe. On croisera le lendemain des bateaux chargés ras la gueule de ces gens qui payent fort cher pour s'entasser sur des voiliers sans voiles…


On se trouve un petit bar sympa, en partant j'oublis mon sac, il y a le PC de MAT dedans, moche… le temps de revenir le bar a fermé, remoche… il ouvre le lendemain vers 10h30/11h, moche, moche, moche…

 

Le lendemain ce sera donc lever tôt (trop?), MAT restant sur place à attendre l'ouverture du bar pendant ce temps avec Piem, on fait des ronds devant le port (bon ça va il y a pas de vent), retour sur le coup de 11h pour récupérer MAT et le PC (cool) et direction San Sebastian.

 

Et là, une fois encore le vent passe de sud à rien, à nord (et fort), sauf qu'on s'est pas fait piéger (on fait des progrès…), dès que le vent est remonté, on a pris trois ris et on a mis le tourmentin. L'arrivée à San Sebastian se fera sans souci dans l'après-midi.

Par Come
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