Vendredi 30 mai 2008

Introduction.

 

 

Avec ses 720 000 habitants, Gran Canaria est l'île la plus peuplée des Canaries, comme la moitié de ceux-ci vivent à Las Palmas, cela en fait une ville comme on en trouve beaucoup sur le continent.

 

 

Le port est conséquent, gros port de commerce et de pêche, on y trouve entre autre des thoniers chinois et japonais (Marie, on a pris une jolie photo tout spécialement pour toi).

A l'intérieur de ces multiples digues, il y a la marina Deportivo où l'on a passé une très bonne semaine. Nos occupations n'ont pas été très différentes d'Arrecife donc si vous avez lu l'article correspondant, nos occupations n'ont plus de secret pour vous. On peut juste ajouter à cette liste une journée "entretien du bateau" (épissure, vérification du matériel, couture de voile…) Notre présence féminine est repartie via l'aeropuerto le 13 mai, donc on est rapidement retomber dans la déchéance la plus complète (et oui trois mecs dans un bateau avec 2 mois de mer dans les pattes...).

On a fini par se décider à partir car on commençait à dépenser des sous à acheter des fringues (oui oui, même moi ça peut m'arriver).

On a failli partir le samedi, mais la fièvre du vendredi soir à quelque peu perturbé nos projets (pour les détails, vous demanderez à Matthieu quand celui-ci aura rassemblé ses souvenirs…) donc finalement on est parti le dimanche pour le sud de l'île et en même temps le point le plus sud de notre voyage (27°43' Nord).

Le début de journée était bien cool, grand soleil et petit détail, on a vu des poissons volant (bon pas beaucoup alors pour les photos vous irez en chercher sur la toile).

Apres on a cherché un mouillage parmi ceux conseillés dans le guide Imray.

Petite précision: le guide Imray "les îles de l'Atlantique" est un guide nautique sensé rassembler toutes les informations utiles sur les ports et mouillages des archipels des Acores, de Madère, des Canaries et du Cap Vert. 62 euros, 320 pages + 74 pages de "mise à jours" (oui, quand même ça fait beaucoup non?).

Première tentative: Bahia de Arinaga "il semble possible d'ancrer par 4 ou 5 mètres de fond près du petit mole au sud ou à l'ouest". Bon, au sud on est vraiment trop exposé à la houle quant à l'ouest… à moins de mouiller directement sur la plage on a pas vraiment vu on pouvait se mettre…

Deuxième tentative: Castillo Del Romeral "Rustique, le brise-lames abrite quelques petites embarcations, il est possible d'y mouiller pour trouver un relatif abris" En fait il est possible de mouiller mais à l'extérieur du brise-lames ce qui rend effectivement l'abri très relatif…

Finalement ça se terminera à la Playa de las Meloneras, notre premier mouillage du voyage, on y passe deux jours entre baignade, lecture et promenade dans vaste complexe balnéaire tout en toc.

Avec entre autre, un hôtel dans une espèce de basilique éclairée en mauve la nuit, et ça, ça bute. La tenue du fond n'étant pas top, on a mouillé les 2 ancres bout à bout. Ce mouillage permet aussi de tester notre toute nouvelle annexe (youpi) et je dois bien avouer que, une fois à trois dedans, il ne vaut mieux pas être chargé…

Après ce mouillage, on en fait un autre à Puerto de Arguineguin pour une nuit. Le seul hic de ces mouillages, c'est qu'il n'y avait que des petits poissons donc rien à mettre au bout du fusil de pêche sous marine de Mat.

Par Come
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008

Le 8 mai, après une semaine passée dans cette bonne ville d'Arrecife on se décide à partir, direction Gran Canaria via Fuerteventura.


Premier jour : Puerto de Naos vers Puerto del Rosario 33M.


La nav' se fait sans soucis, un peu d'air et soleil de plomb, sur la fin on croise même quelques dauphins. Seul bémol, on a déchiré notre beau génois tout neuf en l'envoyant (sur 5 à 10 cm au niveau du point d'amure pour les détails). C'est moche, très moche…

A Puerto del Rosario, après discutions avec la police maritime, on se met à couple d'une barge bien rouillée. Puis promenade en ville+bocadillos+bière, la routine quoi…


  


 

 

Deuxième jour : Puerto del Rosario vers Gran Tarajal 19M


On continue notre descente le long de la cote de Ferteventura. À cause de la déforestation cette île, la deuxième des Canaries par sa surface, est devenue très désertique (voila pour la petite note informative). À Gran Tarajal on pensait mouiller dans le port mais finalement une marina a été construite donc ce sera au ponton pour une nuit gratuite car le commandant du port était en vacances. Il est à noter que par la suite le joyeux guide Imray nous réservera encore plusieurs surprises…

 

 

 

Troisième jour : Gran Tarajal vers Las Palmas sur Gand Canaria 80M (17h)


 

 

On profite de cette belle journée sur Gran Tarajal (promenade+bière+bocadillos, bis repetitas) avant d'appareiller en fin d'après midi.

 

On aura un peu plus de vent que les deux jours précédents et ce sera 3 ris + foc pour la nuit histoire de dormir un peu mieux. La nuit se passe sans souci et dans la matinée on arrive à Las Palmas le plus important port des Canaries.

Par Come
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Samedi 17 mai 2008
1er mai 2008 : En cette sainte journée du travail nous quittons Graciosa et mettons les voiles sur les coups de 10h (youpi, on a réussi pour une fois à se lever tôt…) direction Puerto de Naos, le port d'Arrecife (capitale de Lanzarote). Il y a un peu de vent mais pas de houle et il fait beau donc c'est plutôt tranquille et on arrive en fin d'aprèm.



Le port est assez surprenant au premier abord, il y a des bateaux au mouillage depuis quelques temps déjà dont un a le mat brisé en deux, un gros bateau de pêche coulé sur le flan le long du quai et son camarde devant lui semble vouloir le rejoindre.

Le port de plaisance comporte deux semblants de pontons d'une trentaine de places chacun, et l'on ne sait pas qui des bateaux ou du ponton tient les autres tellement ce dernier est en zig-zag. Une poussière ocre venue du désert recouvre la plupart des bateaux et leur donne un air d'abandon. On se met à couple du dernier, il a l'air abandonné, mais on verra passer son propriétaire de temps à autre. Nombre de personnes ont l'air de vivre là, ce qui donne une douce ambiance baba-roots. L'espèce de capitainerie est tenue par un vieux coréen qui vie dedans et essaye de faire pousser quelques tomates dans son micro jardin. Il n'y a pas de toilette mais on a la douche, dont le toit supporte les paraboles de certains plaisanciers.

Le lendemain sera journée rangement et comme dit mémé "y a pas mieux que des fainéants qui se mettent au travail" et Julie arrive à l'aeropuerto mais sans ses bagages eux, ont choisi de rester sur Madrid un peu plus longtemps (moche). Le soir pour fêter cette dure journée de labeur, on sort en ville profiter de la bière locale, des grillades locales et des cocktails de rhum locaux, ces derniers pouvant donner de petites douleurs localisées dans le crâne le lendemain matin…


Les jours qui suivront se feront suivant les personnes et les envies entre ballade en ville, lectures, plages, siestes en début d'après midi (au moment où les rayons de soleil sont les plus piquants et où la chaleur fait vibrer l'air), bières et bocadillos (sorte de sandwich locaux souvent très très bon).
Le 5 mai, on a bien évidement pensé à souhaiter les 30 ans de l'immatriculation du bateau.

Les 5 et 6 mai, Julie et moi, on choisira, de partir vers le nord de l'île en bus, visite d'un petit village de pêcheurs puis petite promenade vers le "mirador Del Rio".

Situer en haut de la crête du nord de l'île et donnant sur l'île de Graciosa, ce point de vue a été aménagé par César Manrique, un artiste local bien connu qui a fait pas mal de chose sur toute l'île. Ça permet aussi de faire payer un droit d'entrée fort cher pour voir 2 œuvres de l'artiste et avoir accès à un bar… Après poursuite de la ballade et recherche d'un coin sympa pour planter une tente, j'avoue que vouloir faire du camping sauvage dans une île volcano-désertique n'est pas l'idée du siècle mais bon ça se fait faut juste accepter de dormir sur des cailloux et ne pas vouloir planter de sardines (ce qui en soit est un peu con quand il y a du vent, je le reconnais bien volontiers). La campagne est fort sympathique, l'île est aride et battue par les vents, mais cela n'empêche pas les locaux de s'essayer à la culture. Ça doit pas être évidant tout sèche sur place, les pieds de maïs font 50cm de haut et les arbres fruitiers en particulier les pêchers et les vignes sont entourés de murs pour être protéger du vent.

Lendemain, petit déj' dans un sympathique village épargné par le tourisme ou mes voisins m'ont donné faim à manger du poulet, j'ai donc fait mon déjeuner dans la foulée. Petit trajet en bus sur des routes très escarpées et surplombant des pentes vertigineuses, on s'arrête à Tegiz, jolie petite ville et ancienne capitale de l'île, ou on peut voir la jolie "Place du Général Franco" (il était gouverneur des Canaries en 36) puis retour en bus à Arrecife sous un soleil de plomb.

On quittera finalement Arrecife et Lanzarote pour l'île de Fuerteventura le 9 mai.









PS : Et n'oubliez pas, gardez votre foi en Dieu et votre poudre au sec ! (Cromwell)

PS 2 : Alice (la copine de Julie le Dragon), je t'ai attendu aux Canaries, ne te voyant pas venir, j'attends explication… Julie nous a beaucoup parlé de toi (MAT) ^^.
Par Come
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Lundi 5 mai 2008

On arrive sur le quai et deux personnes viennent nous aider à nous amarrer, sympa. Le port est joli mais très venté. On va directement se présenter au bureau du port mais c'est fermé (sur les horaires d'ouverture). On va donc boire une bière en mangeant un morceau. Le village est très chouette, pas de rue (ou route) goudronnée, des petites maisons basses peintes en blanc, 4 superettes (on se demande comment elles arrivent à vivre, l'île est quasi déserte !), une jardinerie qui vend du shampoing et des cartes postales, et une flopée de restaurants/bar/pub/disco (tout en un).

 

Le bureau du port étant fermé (pour la 5ème fois et sur les horaires d'ouverture) et Côme n'ayant retenu de l'explication de la gardienne qu'un "mañana", on retourne au bateau manger un morceau. L'après-midi, Côme et moi allons sur le volcan au sud de l'île et marchons dans le sable entre les cactus et autres plantes désertiques. Le paysage est à tomber !

 

On trouve un bloc sanitaire près d'une plage ou l'on peu se doucher (eau froide).

 

Le soir, on va se boire un verre dans un bar et on commence a trouver les gens bizarres : un type, qui parle fort, regarde une de ses montres (oui, il en a plusieurs), caresse un peu tout le monde surtout un gros monsieur avec un polo "Captain" et fait des gestes incoordonnés… Bon.

 

On arrive finalement à s'enregistrer au port puis nous allons manger. Sur le chemin, alors que Côme prend une photo, un vieux qui ramassait des ordures sur la plage pour les stocker dans les rochers (ça doit être le tri sélectif de l'île), nous regarde et sort son pénis !!


L'après-midi on va à la plage, j'en profite pour voir s'il n'y a pas de poisson à pêcher… Juste des petits bancs de poissons de récif. On retourne au bateau pour manger puis on décide de bouger. Côme veut marcher, PE va se promener et moi je veux taper l'article dans un bar. Côme ne voulant se promener qu'une heure, je me décide à le suivre. On finira par escalader le plus haut volcan de la petite île et redescendre juste avant la nuit.

 

Le soir, on va boire un verre dans un autre barre ou l'on se fait interpeller par un type (qui a visiblement un peu bu… encore que) et qui vient nous parler de son dur travail, de celui de son père, de son rêve de partir en Australie, de la fois ou Kelly Slater est venu surfer des vagues énormes sur la cote est de Lanzarote… par une houle d'ouest… le tout avec une fâcheuse tendance à se tenir l'entrejambe. Notre petit vieux exhibitionniste de l'après-midi arrive dans le bar et commence à manger des cacahuètes ainsi que des trucs imaginaires et ressort des trucs imaginaires de sa bouche… C'est à ce moment qu'on s'est dit qu'il devait y avoir beaucoup de consanguinité sur une si petite île ! On est rentré au bateau… un peu effrayé ^^.

 

Le matin du 1er mai, départ à 9h pour le port d'Arresif sur Lanzarote.

 

 

NB : Charly est sur la derniere photo, vous pouvez l'agrandir, elle n'a pas ete trop compressee !

Par MAT
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Samedi 3 mai 2008

Les chiffres sont clairs : 240 miles en 46h avec un record de 157 miles en 24h…

La dernière nuit, voyant qu'on arriverait dans la nuit, on décide de tirer des bords de près… dans la houle… Après trois heures et deux énormes vagues qui ont rempli le bateau, on a assez attendu ! On arrive à Graciosa à 9h le mardi 29 au matin.

Par MAT
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 3 mai 2008

La kasbah des Oudhayas se fait de moins en moins visible et la houle de face nous secoue. On part habillé léger et on descend rapidement mettre nos salopettes et cirés après que le pont soit bien mouillé. Une fois sur le cap, on se fait un thé à la menthe et on se mange les trois cornes de gazelle de la petite boulangerie de Salé chacun.

Après une journée de nav', les chiffres sont clairs… On a pulvérisé notre moyenne avec un vent de NNE (Nord/Nord-Est) et une mer formée : plus de 120 miles en 24h. La deuxième nuit, on reste toilé comme en journée mais cette fois-ci, le vent se lève. Je suis le premier au quart de nuit et Côme (qui essaye de dormir dans la couchette cercueil) se lève en m'entendant gueuler, tout seul à la barre. La mer et le vent avaient forci, et des vagues m'avaient "légèrement" rafraîchi le dos et la tête. On prend 2 ris et les quarts se poursuivent. Quelques cargos, pas de dauphin. On est toujours au portant et on arrive à Essaouira vers 8h soit 43h de nav' pour 230 miles avec un nouveau record de 135 miles en 24h sur la dernière journée.

 

Dans le port, beaucoup de gros bateaux de pêche en bois fabriqués sur place, un quai avec un transport de passagers, deux vedettes-remorqueurs, le semi-rigide de la gendarmerie et quelques autres bateaux… Bref, le ponton est plein. On nous fait signe de nous mettre à couple du bateau de tourisme.

 


Les formalités de douanes et de port sont très simples ! Pour le port, on a juste la place, pas d'eau, pas d'électricité et le droit de filer bières, clopes et autres, au propriétaire du bateau auquel on est amarré.

 

On visite un peu la ville. La médina d'Essaouira est très chouette mais… Très, très, très touristique ! On décide alors de se lever tôt pour profiter de la ville.

 

A 6h30, on trouve alors une médina très calme et dont le charme n'en est que décuplé. Le flot de touriste n'arrive que vers 9h, ça nous laisse un peu de temps.

 

L'après-midi, on va sur la grande plage un peu au sud, pour se baigner faute de douche. On va donc piquer une tête sur la plage surpeuplée de touristes, marocains, chevaux, dromadaires, quads… Apres une marche jusqu'au bout de la plage, on revient et on file prendre notre douche dans des douches publiques (payantes) que PE a trouvé. Ca fait un bien fou. On va ensuite dans un petit resto et on se fait couscous, tajin, dessert, thé à la menthe… C'est un peu notre journée exceptionnelle ^^. Mais cette fois-ci, notre projet culinaire ne tombe pas à l'eau et on ne se retrouve pas dans un resto belge, chinois ou autre Mac Do !

 

Le matin du 26 avril, Côme est réveillé par un bruit de flotte qui coule suivi de quelques phrases criées dans un français incertain. Pour ceux qui connaissent Côme au réveil, ils savent qu'il ne faut pas trop le chercher (comme beaucoup, certes ^^). Côme se lève donc et aperçoit le capitaine du promène-touriste, auquel on est attaché, qui vide sa cale pleine d'huile sur le pont de notre bateau !!! Côme sort pour détacher l'aussière arrière afin d'écarter les deux bateaux et le capitaine se met à pousser sur le haut du chandelier avec son pied. Pas très longtemps, juste le temps que Côme (déjà furax) lui gueule dessus. Bilan de l'opération : le pont du bateau ainsi que les bouts qui traînaient sont pleins d'huile, le feu de nav' tribord est cassé et on a gardé nos bières car le capitaine n'a pas osé nous en redemander par la suite.

 

Le soir, la médina est remplie, pleine de gens. Mais heureusement, il n'y a pas que des touristes. C'est à ce moment que l'on décide d'aller faire nos quelques courses de fruits et légumes avant le départ prévue le lendemain midi.

 

Le matin, après avoir refusé de refiler encore des bières, on va faire tamponner nos passeports : 5 minutes montre en main ! On décolle avec le soleil et un peu de vent sous 2 ris et foc, mais déjà, à la vue du GPS, on sent que quelque chose se prépare… Tatatin <Musique de suspens, comme dans les films. C'est une technique pour accrocher l'intérêt du public ! On est au top non ?>

 

NB : Charly est cocu ! Sa copine est sortie avec son pote Raymond ! C'est toujours Charly qu'il faut trouver… Pas ses "amis".

Par MAT
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 1 mai 2008
Travailler plus pour gagner plus !

PHOTO A VENIR... PATIENCE.
Par La joyeuse équipe !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 26 avril 2008

Rabat, capitale administrative du Maroc, ville du Roi et un peu moins connue du tourisme que ses sœurs Casa ou Marrakech. On arrive donc dans cette Marina, partie d'un grand complexe de réhabilitation du lit du Bouregreg : réhabilitation à grands coups de bulldozers, grues, dragage des fonds, bétonnages massifs, expulsions, destructions d'habitations "insalubres"… afin de construire de merveilleuses marinas (certainement destinées aux marocains !), des lagons, des villages privés, des hôtels, des restaurants mais aussi afin de "préserver" l'écosystème de l'oued… et tout de même un nouveau pont pour relier Rabat à sa voisine Sallé comprenant les voies du futur tramway, un espace "Arts et Métiers Marocains"… Enfin précisons que les Emirats participent au financement de façon plus que conséquente. Mais bon, ne jugeons pas, de l'avis d'un vieux monsieur marocain causant avec Côme, un soir, il est fier que son pays fasse ça !

 

L'accueil à la marina se déroule entre : courbettes et petites attentions de la part des responsables du port et les douanes (tres courtoises) suivi de peu de la police et de leur toutou. Le bateau est "fouillé"… enfin, un vague coup d'œil est jeté au niveau de quelques coffres.

 

Sur les deux bateaux présents dans le port (en plus du notre), l'un est un cata en alu appartenant à un français sous pavillon belge venant de Corse, l'autre, un OVNI 36 (voilier alu pour ceux qui l'ignorent) pavillon français, appartenant à Daniel, un français en retraite. Ce dernier a préparé son bateau durant plusieurs mois afin de faire un tour du monde dont les escales s'enchaîneront suivant ses envies. Beau ! Il est accompagné, pour un mois, de Manu, son fils qui bosse au Laos. On s'invite mutuellement pour l'apéro et nous commençons à bord de son OVNI.

 

Nos journées sont rythmées par de longues marches soit rive gauche : Rabat, soit rive droite : Sallé.

On débute par un petit tour dans la Kasbah des Oudhayas qui domine l'entrée du port, et marchons dans les petites rues séparant les maisons basses aux murs bleus et blancs percés de portes cloutées, peintes, ferrées…

 

 

 

C'est d'autant plus joli qu'on arrive à esquiver les troupeaux de touristes guidés et appareillés qui marchent attirant autour d'eux une multitude de vendeurs et badauds leur vendant même des photos d'eux au milieu du sable ! Ne jugeons pas, ne jugeons pas.

On va ensuite se faire un grand tour dans Rabat, visite urbaine qui n'a rien à voir avec le charme tranquille de la Kasbah. Un kebab, un thé à la menthe, un tajine et au dodo.

Cote Sallé, on découvre une ville plus authentique, surtout dans les ruelles du souks ou l'on marche dans les étroites ruelles bordes d'étales a légumes, fruits, épices, seaux plastiques, brochettes de ?, poulets, poissons (dont un requin pendu à son crochet tout crocs dehors), accessoires de cocottes minute "pas cher", tuyau d'arrosage bon marché, matelas en mousse…

 

 


On prend beaucoup de plaisir à faire nos courses de courgettes, aubergines, tomates, oignons, ails et… et… FRAISES (!) accompagnées de menthe fraîche qui nous sert également pour le thé et le rhum (avec du citron, on n'est pas des sauvages tout de même).

 


Le temps n'est pas au beau fixe mais on arrive à trouver des après-midi sans pluie.

 

La Marina du Bouregreg est également un lieu très tendance pour tous les chefs d'états, hommes politiques… ou il est bon être vu. On reçoit la visite du sous secrétaire d'état au transport (faute de voir Fillon qui n'a pas daigné faire le déplacement) puis le Président Capverdien (on goûtera d'ailleurs les petits-fours…). Ca va devenir très jet-set la Marina ^^.

 

Le départ est prévu : on prévient la douane, la police, la marina afin qu'il fasse bouger la barge qui drague le fond du fleuve… Côme passe un long moment avec les douanes qui se montrent pointilleuses mais pas trop et la police… dont un agent buté et visiblement peu habitué aux démarches de sortie du territoire (par d'autre moyen que l'avion) empêchera notre sortie, la discussion donnait un peu :

 

"- Vous quittez le Maroc ?

- Ca dépend du temps. On va à Essaouira sauf si la météo ne nous le permet pas, auquel cas, on ira directement aux Canaries.

- Ha non, c'est pas possible, si on vous tamponne le passeport, vous ne pouvez pas rentrer au Maroc. Vous sortez, vous sortez. Si vous allez à Essaouira, je ne vous tamponne pas le passeport car vous restez sur le territoire marocain.

<40 bonnes minutes de discussion plus tard>

- Bon, alors on reprend, quelle est votre prochaine destination ?

- <Côme, fatigué> Les Canaries !

- Pas Essaouira ?

- Non, les Canaries !

- Mais vous ne vous arrêterez pas à Essaouira ? Si oui, je ne peux pas vous tamponner les passeports !

<La suite, on veut la suite !!!>

- Les Canaries, c'est tout.

<Et la, ce n'est pas fini ^^>

- Mais… à quelle heure partez-vous ?

- D'ici une demie heure, une heure, le temps que le bateau de la marina soit disponible pour nous ouvrir la route…

- Non, il me faut une heure (je pense qu'il devait avoir des cases à remplir).

- Dans 30 minutes et puis de toutes façons, on passe la, devant votre bureau (vitré).

- Non il me faut une heure…"

<La suite ne raconte pas ce que Côme a fait subir au très zélé agent de la police royale marocaine>.

 

On finit par quitter Rabat mardi 22 avril à midi, sous un soleil de plomb et un vent présent accompagné d'une mer formée. La houle est moins présente que la veille mais reste pénible. Objectif Essaouira… avec nos passeports tamponnés !

 


NB : Charly est cache (et bien cache, Hahaha) ! Les regles sont les memes... Mis a part que sa copine a participe aux photos donc elle est presente mais ne compte pas dans le vote ! Bonne peche !

Par Mat
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Dimanche 20 avril 2008

Après tous ces départs faits de nuit ou à la tombée du jour, on s'est dit cette fois si qu'on allait partir aux aurores, donc vendredi matin lever 6h30 (oui oui, impressionnant…). Et bien malgré toute notre bonne volonté, on a échoue, on s'est bien lever et on était presque près à 8h mais on a eu un léger contre temps donc on est pas parti et on a raté la marée donc pour finir  on est parti à 21h30 (et donc de nuit…).

Nav' après nav', ça se confirme la première nuit est toujours la plus dure, comme on n'est pas dans le rythme on la trouve toujours très longue. Après cette première nuit, tout c'est bien passé. On a été globalement au portant tout le long, à part le deuxième jour dans la pétole molle sous un soleil de plomb et au milieu des portes-containers en provenance ou a direction du détroit de Gibraltar.

 


On a encore croisé des dauphins, ils étaient plus grands cette fois-ci et en plus ils étaient plus joueurs et sautaient. Je dois vous dire que de voire ça au réveil ça rend plutôt de bonne humeur.

 


Pour le final on a été un peu trop vite (ou pas assez cela dépend du point de vue…), disons qu'on a fait presque 5,5 nœuds de moyenne sur les dernières 24h donc on est arrive trop tôt à Rabat…

 


 


On est arrivé à 21h (donc de nuit) et l'entrée est peu/pas éclairée, donc on a fait demi-tour et attendu le petit jour. En plus après l'avoir fait de jour on a pu constater que la rivière à remonter est pleine de choses : une barge (amarrée à la berge la plus loin d'elle…), deux dragueuses, et plein de petites barques de pêcheurs. Et à peine rentré dans la marina, que déjà les senteurs d'épices et les farandoles de couleurs nous éblouissent… bon d'accord je blague nous sommes arrivés dans une marina de 300 places avec 2 bateaux, ça fait un peu vide mais ils sont tellement contents d'avoir du monde que l'on est très bien accueilli, il faut dire qu'elle est ouverte depuis le 15 mars.

 


Par Come
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Samedi 19 avril 2008
Lisbonne, t'es bonne ! (Signe Come)

Nous voilà donc installés à la Marina d'Alcantra, à 20 minutes de marche du centre-ville, amarrés entre des X-Yacht, des Super Maramu toutes options, (occultant notre beau bateau depuis le quai) des Promène-couillons de 15m (voire plus) avec ce type, nettoyeur de bateau, pédant et peu partageur (il n'aime pas prêter "son" tuyau d'arrosage !) qui, après une pluie diluvienne, rince le pont des bateaux avec près de 400 litres d'eau douce en nous rinçant au passage le pont et notre linge qui est à sécher…

 

 

Mais bon, mis à part l'ambiance passable de la marina, Lisbonne sous le soleil c'est top.

 


La journée, on essaye de sortir de ce rythme décalé qui nous poursuit depuis l'Espagne. On se ballade, à trois, à deux ou chacun de son coté suivant les envies et découvrons les rues et quartiers lisbonnais, les parcs… Le soir on file boire un verre dans les rues animées de Lisbonne ou se croisent étudiants, mecs bourrés, demoiselles aux charmes certains, policiers, dealers, agents de sécurité et trois tonnes de gobelets en plastiques maculés de vomi. Un rêve !


 

Un soir, on va même se tenter un repas "local" dans une petite rue du centre/est de la ville, dans un petit resto. On s'assoit, la carte arrive… Ok, moche, c'est un resto italien ! On finira par se manger trois lasagnes à la viande. Seule le sourire de la serveuse nous permettra d'éponger l'amertume de l'échec de cette "aventure culinaire" (sauf pour Côme, je te rassure Julie, n'ai pas d'inquiétude ! Il se consolera en regardant une photo de toi et en la frottant sur sa joue avec l'œil humide ^^).

 

Un après-midi, un portugais passe nous voir et discuter un peu et nous dit, surprit : "La France, pays de la voile, on s'attend à voir de superbes bateaux… et là, vous arrivez avec un petit bateau…". Et oui ! (on se demandait comment on devait le prendre). Mais il nous rassure en nous disant que lui aussi a un "bateau d'ouvrier" (toujours en comparaison des énormes yachts qui nous entourent et qui servent, véridique, à prendre l'apéro au quai 2 ou 3 heures dans l'après-midi du samedi ^^). Bon, merci pour tout.

 

On rencontre également un couple de français : Adeline et Erwan. Ils naviguent sur un Cornu de 1957. C'est un quillard de 8m en bois latté, entièrement restauré par Erwan. Ils ont traversé Gascogne par un temps pourri (tiens, comme c'est étrange ^^) avec Erwan à la barre durant 3 jours et 4 nuits qui, par manque de sommeil, voyait des immeubles au milieu de l'eau et des bonhommes dans son mat. Ils nous racontent tout ça autour d'une bière a bord de l'Avel Mor, une soirée sympa.

 

Le jeudi soir, on décide de partir pour la marina de Belém, plus à l'ouest dans le Tage, qui est dotée d'un point carburant. L'objectif est de faire le plein de gasoil, de dormir dans la marina et de partir au matin. Une fois sur place, la houle est forte, tous les bateaux sont secoues, on se met au quai de la station et attendons pour faire le plein. On va faire un tour, on se rend compte que le bureau du port est fermé depuis 5 minutes. Après 1h30, on se décide à retourner à l'ancienne marina. Sur le papier, ce plan aurait du être un succès… comme pour le resto portugais…


On finit par quitter Lisbonne, après une déambulation urbaine pour causes médicales et une marée montante, à… 21h ! Et oui, pour changer, un départ de nuit.

Seul une manœuvre d'approche de la vedette de la Policia Maritimo viendra légèrement perturber notre fuite du territoire européen. Nous voilà partis pour 3 à 4 jours de nav', direction Rabat et sa nouvelle marina ouverte depuis le 15 mars.


Par MAT
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

  • : Le blog de Come, PE et Mat.
  • oceantrip
  • : Voyages
  • : Voyage à la voile sur l'AVEL MOR, voilier de 1978 de type ALOA 29. Escales prévues à Lisbonne puis cote marocaine puis Canaries puis Madère et enfin Acores avant notre retour prévu pour fin juillet en métropole.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus