4 juin dans l'après midi, ce coup-ci on peut le dire, les Canaries c'est fini…
Direction Funchal, capitale de Madère à 240 miles au nord avec du vent oscillant entre nord et nord-est. Elles sont loin les longues et rapides descentes au portant que l'on a fait pour arriver
aux Canaries, maintenant c'est parti pour de très longues remontées au près, dure retour à la réalité des choses…
Cette nav' se fera donc sous le signe de la lenteur et des manœuvres. Du genre : "Tiens le vent monte, on va prendre un ris". On prend le ris. "Tiens le vent tombe on n'a plus qu'a larguer le ris
que l'on vient de prendre…" Comme ça tout le temps, des changements en permanence, toutes les demi-heures par moment. Usant... Je pense qu'à force de changement, on a essayé toutes les
configurations de voiles possibles et j'avoue que pour la première fois, on a bien regretté le génois sur enrouleur…
Bilan sur les premières 48h, on parcourut à peine ce que l'on faisait en 24h au portant (110 miles), avec un record sur la deuxième nuit, 15 miles en 15h… Et en même temps ça n'est pas vraiment
reposant. Alors autant vous dire que le moral n'était pas au plus haut. On essaye de prendre notre mal en patience mais tout ça commence doucement à prendre des allures de long calvaire sans
fin.
Pour finir, à 80 miles de l'arrivée, le vent tombe presque complètement, ça se termine donc par du moteur dans un résidu de houle croisée, pas très confortable tout ça. Arrivée à Funchal le
dimanche à l'aube, comme quoi, toutes les "bonnes" choses ont une fin.
Par Come
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